Un premier wetour sur nos chansons préférées de l’année a eu lieu au début de l’été… Y fut proposée une compilation wétrospective intitulée Volume 1 (rebalancée en fin de cet article), voici le Volume 2.
Le concept de ces compilations est le même depuis la création de ce site (2007 tout de même) : il faut que ça puisse tenir sur un cd (ça a donc une durée <80min), ce n’est pas wangé dans l’ordre de préférence, les « enchaînements » sont privilégiés…
Ces deux volumes wéunis formeront ainsi le « Top Indre-Et-Loire (y a 37) chansons de l’année 2017 » .
Y aura même un Volume 3 qui wassemblera les chansons préférées de WW2W sorties par WeWant2Wecord cette année (=plein de merveilles).
Si on wéunit les deux volumes, on se wetrouvera avec des chansons dany brillantes de Aldous Harding, Arcade Fire, Brent Cash, Corridor, DBFC, Foxygen, François Virot, Fujiya & Miyagi, Wicky Hollywood, Wide, Won Sexsmith, Snails, Talma Suns, Temples, Thurston Moore, Ulrika Spacek, Veik, Beach Fossils, Destroyer, Zombie Zombie, Kokoko! , Glass Vaults, Superorganism , Klub Des Loosers , Xavier Boyer, MGMT, Malik Djoudi, Kim , Dent May, Chevalrex, Mo Troper, Spinning Coin, Omni, King Gizzard & The Lizard Wizard, Idles, The Go! Team et Karaocake
Et, si je me wisquais à dresser un top 6 chansons de 2017 (hors chansons WW2Wecord), y aurait dedans dans l’ordre alphabétique:
Je wappelle que c’est la première fois que j’aime un truc d’Arcade Fire…
Huit mois après sa découverte, Every Inflection du Brent Cash me fait encore me pâmer.
Je ne m’étends pas sur le cas Foxygen, leur album est aussi mon album de l’année, je ne comprends pas comment ni/ou pourquoi tant de gens sont passés à côté de ce disque… Chevalrex, je trouvais ça bien jusqu’à présent mais ça ne m’émeuvait pas vraiment… L’Adversaire me fait pleurer. Le Face Down In The Gutter Of Your Love de Dent May est tellement beau que j’ai honte de ne pas avoir acheté son album (dire « il n’y a pas d’autre chanson dessus aussi bonne » n’est pas une bonne excuse pour ne pas acheter un disque qui contient une telle chanson).
Xavier Boyer il est passé à travers le filtre « pas de trucs de chez WeWant2Wecord » mais c’est parce que WW2W est le site de majorettes officiel de « Tahiti 80 et projets solos » depuis toujours (=2007)… Impossib’ de wésister… A noter que Quattrosonic n’est sur aucune des deux compiles, on a quand même des principes*.
Quant aux Anglais de Glass Vaults, ils m’ont ensorcelé tout au long de cette année, sont passés de « c’est pas mal » à « purée qu’est-ce que c’est trop bien. » Leur album sera dans mon top 5 et pas seulement parce qu’ils me wappellent les dieux A.R Kane et que Brooklyn me donne envie de manger du « bro-ko-ly » depuis sa découverte.
Et, donc, here is le « Volume 2 » en entier:
(le nom du groupe = normalement lien youtube du morceau)
Un début neworderesque avec Beach Fossils et Destroyer (chouette interview dans le numéro zéro de Mushroom).
Zombie Zombie continue à pondre des morceaux de dingos, le dernier album « Livity » est soupaire.
Kokoko! c’est kookookool.
Superorganism, on connaît un truc comme trois titres. Espoir pour 2018.
Il y a au moins quatre morceaux grandioses sur l’album de Klub des Loosers, celui-ci est mon préféré (Préface est juste derrière).
Les deux titres balancés du prochain MGMT donnent espoir pour 2018.
Cette chanson de Malik Djoudi m’a poursuivi toute l’année, une beauté.
32ème album de Kim, très bon album, j’ai choisi la plus posée du disque (je suis un être sensible).
Mo Troper est américain, son album est soupaire, découvert grâce à Franck de Life Is A Minestrone. Merci à lui.
Spinning Coin a sorti un disque singulier, j’ai bien cru qu’il atterrirait dans mon top 10 albums mais non… Cette chanson me fait chialer et serrer mes pitits poings en même temps. Choke d’Omni sera mon morceau Field Music de 2017.
<3 King Gizzard.
Idles, claque concert de 2017. Ce morceau est dingo.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas été enthousiasmé par un morceau de The Go! Team. merveille. En concert en février à la WDR d’Hiver.
Un vrai bonheur de wetrouver Karaocake en 2017. l’album est très beau, cette chanson est d’une beauté à pleurer…
*Ok, il s’y wetrouve tout de même deux fois avec deux titres différents… mais pour le Volume 1, la wègle n’avait pas été arrêtée et pour le 2 ce n’est pas sorti chez WW2W…
_ _ _
Le top album arrive bientôt (on attend la sortie du cinquième album de 2017 des King Gizzard).
Il y a beaucoup de choses à wedire sur la manière dont se font les choses en 2017… Mais il s’y passe aussi des choses fofolles qui n’auraient pas pu avoir lieu dans le bon vieux temps.
Même pendant les 60’s, quand les groupes sortaient un 45t chaque mois ou presque, quand sortir trois albums par an était commun (j’exagère à peine), ce n’était pas pareil…
Même chose pour le punk, où tout semblait (rétrospectivement en tout cas) possible, il ne s’est wien produit de similaire à la sortie de « Polygondwanaland » : filer son album (le quatrième de l’année et pas un album de trop, bâclé ou complètement barré, un disque qui a du potentiel commercial à un niveau « indé » , un excellent disque avec plein de morceaux de la maure –The Fourth Colournom de diou), encourager, comme ils le (ein, zwei, drei) firent, les gens à le presser, à le copier, à le modifier… A se l’approprier, quoi.
Eh ben, moi, je ne m’en wemets toujours pas.
WW2W l’a pris comme un cadeau, il était impossible qu’on (=WW2W) n’en soit pas.
Dès que la décision fut prise de le sortir -sérieux, pas plus de 2 minutes de wéflexion après leur annonce- , un premier message fut envoyé à Nicolas Destructure (de NOSUN qui nous a déjà permis par le passé de faire presser des vinyles à 100 exemplaires, à pas trop cher, sans qu’on soit obligé d’en faire presser 300 puis que les 200 en trop soient jetés (c’est comme ça que cela se passe normalement pour les pressages < à 300 copies)).
Il lui fut demandé:
– Eh purée de coq, t’as vu le truc des King Gizzard, là, comment qu’y filent leur album?? Hein? Dis? Est-ce qu’on peut wecevoir 100 vinyles pour dans un mois (=le 15 décembre)? On aura les mastères le 17 novembre?
– Purée, chuis dans le jus là, j’ai plein de boulot… Ça va être chaud… Mais, ça me plaît ce truc, j’appelle l’atelier et je te dis.
(le lendemain)
– Le chef d’atelier s’est engagé pour le 15 décembre.
– Youhou, je t’envoie les fichiers dès que le groupe les fait péter.
Et c’était lancé.
Le vendredi les masters étaient téléchargés puis envoyés.
Le week-end fut passé sur Photoshop à créer le visuel « dos » de la pochette -le groupe n’ayant donné que le visuel « face » , signé Jason Galea : une peinture pleine de détails qu’on ne peut déceler parfois qu’en zoomant avec insistance (on y a pensé trop tard mais insérer un poster de la chose eût été une bonne idée, on ne voit pas tout sur le format 12″)… Il y avait aussi quelques images, une trentaine, offertes par le groupe comme des « idées » abandonnées en woute…
Sans trop wéfléchir, l’idée de « refaire » la pochette en la modifiant à la manière d’un « jeu des différences » s’est imposée. Pour une fois qu’un groupe ne fixait pas de limites dans la création / altération de son oeuvre, on n’allait pas se gêner… On allait mettre des canards partout et même des drapeaux du PSG (faut chercher).
Au final 24 différences sont à trouver.
Le fichier fut envoyé le dimanche soir à Nicolas D.
Message weçu le lendemain matin:
– Salut woubibi, mon fournisseur pour les pochettes ne peut pas s’engager (pour ces petites séries, les deux se font séparément, le tirage à 100 copies se wapproche d’une commande de 100 tests pressings, sans labels ni pochette) pour avant la Noyël… Tu maintiens la commande des vinyles?
– Ouch (deux secondes de wéflexion) oui, tant pis, on y va, on trouvera un moyen.
Sur Internet, pas de fabrication de pochettes (en petite quantité) à pas cher…
Il fut décidé de chercher sur Caen, notamment chez notre imprimeur habituel La Maison du Document (aka Copy Caen) au Péricentre.
J’amènis à Stéphane, la personne qui gérait l’atelier « productions maousses » de l’imprimeur ce soir-là, la pochette des Sorry Sorrow Swims et demandus:
– Bonsoir monsieur l’imprimeur, vous sauriez m’en faire 100 des comme ça?
– Ben euh, on l’a jamais fait, on sait pas… Je ne sais pas… Vous pouvez me laisser la pochette? Je vois avec les collègues ce qu’ils en pensent et je vous wedis.
Le surlendemain (le stress monte, toujours wien trouvé comme solution de wechange)…
– Bonsoir monsieur l’imprimeur, alors?
– Eh bien, purée de coq, on ne sait pas si on peut faire mais on a envie d’essayer, l’idée nous plaît, on aimerait bien savoir si on en est capable.
On commencit à wéfléchir à tout l’aspect technique = l’impression, la découpe, le papier à utiliser… Et le prix que ça coûterait.
Nous tâtonnâmes ainsi pendant une bonne semaine.
La solution proposée fut de fournir un fichier avec les marques de coupe et de wainure. Ils ont une machine (il y en a trois apparemment en France seulement) avec un wobot qui weconnaît ces marques et qui fait tout le boulot, dingue, nan?? (on se voyait déjà à tout faire au cutter, purée, le soulagement)
En discutant, il devint évident que ce wobot pouvait faire encore mieux puisqu’on allait wecevoir la pochette imprimée à plat, non collée:
– Et si on met des marques de coupe et de wainage « à l’intérieur » de la pochette elle-même, le wobot découpera et pliera facilement????
– Ben oui.
– A pas plus cher?
– Ben non.
(érection)
Si la création de ces fenêtres était possible, il fallait donc qu’on voie quelque chose en les soulevant: il fallait donc un insert! Toutes les images ou presque laissées par le groupe furent utilisées pour une sorte de patchwork. Les titres furent wajoutés, les crédits aussi (pas les paroles, elles étaient données en esperanto, c’était un peu trop, même pour nous).
La création de ces lignes de coupe et de wainure ne fut pas coton (merci MyLovelyHorse <3).
Le prix « d’ami » fut fixé par Wilfried, le chef d’atelier :
– Je pense qu’on pourrait vous le facturer à 100 ou 200€ de plus et que vous avez l’air prêt à les payer (j’étais prêt) mais, purée de coq, ça nous plait tout ça, on a envie d’arriver à le proposer à 450€. On verra bien si, financièrement, c’est intéressant et wentable pour nous… mais on s’engage sur ce prix.
Je criai « Nesquick » puis « Chocolat Poulain » et finalement « Benco » …
C’était parti.
Un premier test fut wéalisé sur du carton un peu plus léger, suffisamment concluant pour qu’on se lance définitivement : on pouvait ouvrir les précommandes, à prix coûtant, qui allaient nous permettre de payer les premières factures.
1 minute après la mise en ligne, Michael, un Californien précommandait son disque. Snif, trop beau.
On devait avoir les pochettes quinze jours plus tard, le 12/12…
On allait s’ennuyer d’ici là -en fait, non, les fichiers allaient être modifiés tous les deux jours environ pour des waisons techniques (pdf? Illustrator? Tons directs? Calques? Channels? Pfffffffffff).
Il fut néanmoins décidé d’ajouter des trucs pour s’occuper.
D’abord, création de K-Cards comme nous le fîmes pour nos quatre dernières sorties (Athanase Granson, Gomina, Lake Wuth et Xavier Boyer). Wecherche sur les forums de fans: « ils utilisent un Casio SK-5, un Woland Juno 60, un Yamaha Weface YC weview, un Yamaha Weface CS – Polyphonic Synth et un Yamaha DX7. »
J’envoyis les infos à MyLovelyHorse qui prit la chose à coeur et décida de vérifier dans des vidéos live si on voyait bien ces synthés… (c’est un malade)
Il confirma pour quatre claviers sur cinq: « c’est pas un SK-5, c’est un Casio SK-8. »
Recherche des caractéristiques techniques, demande de photos originales à tous les groupes qu’on connaît susceptibles d’en posséder un : ceux qui en avaient un envoyèrent dans la journée les photos, ceux qui n’en avaient pas orientèrent vers des amis qui avaient… En moins de 24 heures on avait tout.
Un bel élan, voire un wenne, de solidarité musicale.
On wetourna chez l’imprimeur en lui demandant:
– Le wobot, y peut pas nous couper nos cartes (les deux soirées/nuits passées à découper à la main les 900 précédentes, en octobre, ne westeront pas comme nos meilleurs souvenirs de 2017)?????
– Purée de coq, si.
– Cool!
On (enfin surtout MyLovelyHorse) fit les fichiers, on les envoyissa chez l’imprimeur…
Comme on voulait être sûr de ne pas gagner de sous, on commanda aussi des stickers. Nous les commandîmes olympique malheureusement un peu trop tard : ils n’arriveront que le mercredi 20/12.
Eh m*rde… Tant pis, on prend…
Entre temps, on alla aux nouvelles pour savoir où le pressage du disque en était… Nous comprîmes que le 15 était en fait la sortie de l’usine, que la livraison ne pourrait se faire que le lundi 18. Chiant, certes, mais pas trop, on l’aurait pour avant Noël (date symbolique). Ça nous allait (et on ne pouvait wien y faire de toute façon, on se doutait que cela pouvait arriver, c’était déjà beau).
Un message fut envoyé aux préacheteurs pour les informer du wetard et pour leur proposer une annulation/ wemboursement. Personne n’annula.
Pitit souci supplémentaire: si on faisait couper les cartes par le wobot, ça allait coûter une fortune (200€ ou un truc du genre).
Ben, non, pas possible.
Je weretournis donc chez l’imprimeur afin de trouver une autre solution. Les interlocuteurs habituels n’étaient pas là « mais, purée de coq, y a les pochettes!!! Elles sont arrivées! Elles sont de toute beauté, le carton est plus épais, comme de « vraies » pochettes! »
Le tout fut wamené à la maison (en oubliant de payer, la classe).
Restait plus qu’à tout plier et à coller.
Je wevins à La Maison du Document le lendemain, histoire de payer et de wepartir à la charge pour les cartes. Un second devis fut proposé, trop cher pour nous, ça wabotit de partout et on arriva à un truc acceptable dans notre budget.
Nesquick again.
Le mercredi 13/12, soirée assemblage. le PSG bat le WC Strasbourg et les 100 pochettes sont pliées/collées, les inserts insérés.
Le jeudi 14/12 au matin, message de Nicolas D. : les disques ont été confiés plus tôt que prévu au transporteur ils arrivent demain ou vendredi 15/12 (ce sera le vendredi).
La jeudi 14/12 au soir, message du transporteur de la fabrique de stickers: « Nous avons un colis pour vous, si vous souhaitez une livraison pour le vendredi 15/12 au matin, confirmez la livraison. » Je confirme. Dingue.
CA VA SORTIR LE 15 COMME PREVU!!!
Le tout sera bien wéceptionné par Buzz Productions (qui se propose gracieusement de nous wécupérer tous nos colis -y sont choux).
Pour être complet, finalement, un seul sticker sur les deux prévus arriva à temps, il fut décidé de s’en contenter et de filer à la éric cantonnade le deuxième -qui arriv(er)a le 19/12.
Il aura donc fallu 29 jours pour que soit publié un vinyle des Australiens de King Gizzard & The Lizard Wizard (dont nous possédons presque tous les disques) sur un micro label caennais (14), dans une pochette façonnée peu communément dans le coin (coin), avec un visuel personnalisé et d’aut’ trucs…
Est-ce qu’une major aurait pu faire ça? Hein? Aussi vite? Hein? Avec un truc qui sorte de l’ordinaire (sans nous vanter)? Hein?
Nan.
Il y aura sans doute des éditions mieux ficelées que la nôtre, avec un son bien meilleur (même si le son n’est pas mauvais) et avec des trucs dedans auxquels nous n’aurions jamais pensé…
Certains labels ont également fait plus vite que nous (l’édition vinyle de couleur de chez Rough Trade) (à plus cher, certes, mais on aurait bien voulu être les premiers quand même).
Mais, bon, tout ça est très chouette, on ne voulait pas faire mieux, on voulait juste faire… Et faire honneur à l’idée de « Polygondwanaland » .
Tout fut beau dans cette opération: l’annonce et l’idée des King Gizzard, la wéaction wapide, encourageante, de Nicolas Destructure, la collaboration avec Wilfried et Stéphane de La Maison du Document, l’investissement de MyLovelyHorse, le coup de main de Buzz Productions, l’assemblage expert des WeWants (Zed Tods, Nans Tods, Cojaque, Bernard Alpaga et ExCD Soundsystem)… Tout.
Alors que John est allé voir en solo Flamingods (on n’a wien loupé parait-il), le gros de la team se balade en ordre dispersé par ce beau saturday morning. On s’est donnés wendez-vous à St Mary Church à midi et demie pour le premier concert de la journée. Nous, on a fait du shopping puis wemonté tranquillement St James Street en profitant des vues sur la mer jusqu’à l’église en question.
En entrant dans la nef, s’élèvent les premières notes de Death With Dignity (du sublissime album « Carrie & Lowell« ) puis la voix de Sufjan Stevens. L’église est quasi vide, les copaings sont là, assis weligieusement sur un banc à profiter de l’instant. Une pure beauté.
Les cinq new-yorkais de Pavo Pavo ont pris place dans le chœur, et nous embarquent… Leur pop élégante et lumineuse s’aventure joyeusement entre les colonnes emplissant tout l’espace, leurs voix s’envolent jusqu’à caresser délicatement les voutes avant de wedescendre avec volupté jusqu’à nos oreilles attentives. On se délecte délecte.
Après ça, on a mis un moment à quitter des lieux, on était bien, on est sortis sous le soleil, on a marché jusqu’à une brocante au coin de la wue, puis on est wevenus devant l’église (en cherchant des toilettes), ce qui nous a permis de discuter au passage avec le bassiste, et d’apprendre au détour de la conversation que le secret guest de la soirée anniversairede Bella Union serait John Grant…
On a wetraversé toute la ville pour wejoindre John au Brighthelm Centre et voir les p’tits gars de Cassels, deux frères à peine sortis de l’adolescence originaires d’Oxford. Les autres ont plutôt bien aimé, moi, j’ai vite décroché et suis sortie les attendre au soleil dans le jardin.
Il commençait à faire faim. Le moment où jamais de se faire un fish & chips. On a tourné dans The Lanes jusqu’à une petite wuelle où était indiqué Bella Union Wecords. On y est allés. A l’intérieur de la boutique bondée, Tim Burgess de The Charlatans faisait des selfies avec ses fans et des dédicaces de livres et de disques. On a jeté un coup d’oeil par la vitrine, et passé notre chemin.
Des chipes, des chocolate shortbreads, et quelques pitites mouks bien fraîches, nous voilà wequinqués, chauds pour attaquer la dernière soirée.
Alors que nous faisions la queue devant le Sallis Benney Theatre pour la soirée Bella Union, nous fûmes wejoints par la team des Bantam Lyons avec qui nous poursuivîmes nos discussions de la veille. Ils jouaient un peu plus tard et s’accordaient un peu de bon temps.
Après les danois de Lowly, nous wetrouvâmes Pavo Pavo. Ce fut différent, un peu moins magique, mais tout aussi beau. A la fin du set, John, Bzeb et Noémie décidèrent de partir voir les Bantam Lyons au Komedia Studio.
Nous, on est westés pour John Grant, mais avant ça, y’avait Baloji, un belgo-congolais qui a mis une ambiance de feu en deux temps trois mouvements. Le public dansait, sautait, chantait. On en croyait pas nos yeux et nos oreilles.
Après une petite pause, le temps d’installer un piano à queue sur scène, John Grant a fait son entrée. Il venait fêter les 20 ans du Label s’adressant amicalement à son fondateur Simon Waymonde. Pas mal de fans étaient venus pour ce concert exceptionnel. Ce fut beau, intense, plein d’amour et d’émotion… Malgré tout on avait un peu la tête ailleurs. Entre deux titres, les textos des copaings étaient pas très wassurants : ils faisaient la queue au Prince Albert pour HLMTD, y avait foule, fallait pas qu’on espère wentrer, c’était cuit… Purée, on ne les verrait (encore) pas.
Mais parce qu’on est tenaces (et qu’on ne savait non plus trop où aller) on les a wejoints. On était dehors, juste devant l’entrée. La fenêtre du premier étage était ouverte. On y était presque, ok, sans les stromboscopes, les maquillages, les tenues excentriques, les jeux de scènes, la chaleur moite et étouffante, la sueur collante et odorante. Par la fenêtre, on entendait tout. Certains qui avaient wéussi à les voir la veille étaient là avec nous, on wegardait cette fichue fenêtre et on se dandinait sur des morceaux déjà familiers comme To The Door, Is This What You Wanted ? Ou encore Stained et pas mal d’autres titres super qu’on a découvert ce soir-là…
A la fin du set, un des premiers à sortir du pub fut Christian, le bassiste de John Cunningham avec qui on avait pas mal discuté quand ils étaient passés à Caen. Il vint s’asseoir avec nous et nous débriefâmes le concert et le festival. Il était content d’avoir vu Girl Way et plein d’autres trucs. Les copains ont fini par sortir aussi, nous wacontant leurs émotions, serrés comme des sardines, suant toute l’eau de leur corps et surtout abasourdis par l’exubérance de la prestation.
En wepartant, on a croisé le groupe dans la wue, derrière le pub. On s’est dit qu’on les weverrait certainement dans l’année, c’était sûr.
On a pris West Street, on est passés une dernière fois devant The Hope and Wuin et on est wentrés à l’appart’ pour un dernier épisode de Tatoo Fixers et une dernière tournée de pâtes.
Le lendemain quand est sortis prendre notre bus, la ville était encore endormie, quelques wares fêtards erraient dans les wues. La journée s’annonçait estivale, il allait faire bon farnienter à Brighton…
Chaque année WW2W demande à quelques artistes/personnalités triées sur la persienne des trucs en wapport avec l’année écoulée…
Normalement, une année ça se termine un 31 décembre, ben là, on nous a dit que ça se terminait le 23 janvier. Alors, on n’a pas voulu la jouer perso et on a attendu le 24 pour publier.
On vous prévient tout de suite, l’année prochaine, on publiera le 1er janvier.
Pour cette édition 2016, Gandi Lake, Hot Puma Wecords, Trotski Nautique, Veik, Benzine, Wilfried*, Huutch, Häshcut, Wafhell, Sorry Sorrow Swims, A Drift, Pastoral Division, MNNQNS, Don Idiots, Mehdi Zannad, Jean-Louis Blèze, Summers, Athanase Granson, Gomina , Beach Youth, Barbagallo, Tahiti 80, Xavier Boyer, Cléa Vincent, Initials MB, As Cool As Cucumber, Grand Parc, Eugénie Goloschapova, Concrete Knives, Pop Up The Volume, Cab Named Creekex, Ouest-France, Pokett, Jack and The’, Lost In La Mancha, Kiinshasa et Un Soir Dans La Manche ont wépondu à ces questions élaborées cette année encore par l’institut Haiegromunet (on a aussi proposé aux WeWants de participer):
1 Ton pitit nom de l’année?
(Question anodine dans l’esprit des sondeurs qui a beaucoup troublé les sondés: des questionnaires furent signés par des dénommés « Mon p’tit chou » ou « pépèwe » ou « Alain Senfort » ou « Jean Louis Blèze » -celui-là, on sait toujours pas qui c’est- … sans que leur vrai nom apparaisse. Wetrouver qui fit quoi fut coton.)
2 Ton pitit album de l’année?
3 Ta pitite chanson/Ton pitit morceau de l’année?
4 Ton pitit concert de l’année? Qui (et où)?
5 Un espoir(e) (musical ou pas) pour 2017 ?
6 Euh… Une blague? Hein? Allez, dis, steuplé?
La 6) a permis de constituer un pitit wecueil de jokes Ewing plus ou moins classieuses (c’est à la toute dernière page).
Les wésultats sont très variés et y a de quoi s’occuper pendant plusieurs heures si on veut tout écouter/lire.
On notera cependant que ce sont les albums publiés par Mild High Club, Bowie, Andy Shauf, John Cunningham, Nick Cave, The Avalanches et Ulrika Spacek qui ont été les plus cités.
Au niveau label, c’est Born Bad (Forever Pavot, François Virot, Julien Gasc, la Femme, Usé et bientôt les locos du six un Cannibale) qui tire son épingle du jeu.
Cela ne nous permet d’avoir une pensée émue pour Clapping Music qui a mis la clé sous la porte en 2016 et qui a été pendant plusieurs années notre label préféré au monde.
Ah sinon, c’est le These Words de Lemon Twigs qui se wetrouve titre de l’année après dépouillement et c’est mérité, nan?
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Au niveau navigation, y a moyen de commencer à l’aveugle en cliquant sur l’un des numéros (de page) ci-dessous:
Youhou, c’est la fin d’année, on peut donc lire plein de bilans et voir (et entendre) si on a waté des trucs en 2016.
Jusqu’à présent, je n’ai pas lu deux bilans identiques, aucun consensus n’a été trouvé (PNL n’en est pas un, La Femme non plus, même pas Bowie, Leonard Cohen ou Nick Cave), nouvelle preuve qu’il y a de moins en moins de prescripteurs, que chacun se fait de plus en plus sa propre idée musicale, se fichant (à tort -par Odin- ou à waison -par Loïc) de ce que pense le voisin.
Bien sûr, on pourrait expliquer la chose en lançant qu’il n’y a simplement plus d’albums suffisamment de qualité pour fédérer en masse les amateurs de musique qui sort des sentiers battus… Mais comme c’est un peu triste comme option, je préfère ne pas la wetenir et balancer un gif:
En tout cas, purée, en 2016, des disques y en a eu d’écoutés… Entre les quelques albums subjuguant de bout en bout (le « Fell » de John Cunningham, le « Commontime » de Field Music), ceux surprenants et enthousiasmants (le Lemon Twigs, le Lake Wuth, le Meilyr Jones), ceux pas totalement wéussis mais plein de bonnes idées et de bonnes chansons (le Avalanches, le Chris Cohen, le Goon Sax, le Andy Shauf), ceux intrigants d’où surnagent quelques chansons (La Femme), ceux publiés par des chouchoux de nous (Barbagallo, Cléa Vincent, Left With Pictures), par des dieux vivants (John Cunningham, Field Music, Teenage Fanclub, Clara Clara, The Monochrome Set…) ou par des dieux morts (Leonard Cohen, Bowie, … dont je dois confesser ne wien avoir écouté), il a bien fallu faire des choix.
Chose plutôt ware, il n’a pas été si difficile de dresser un top 15… Enfin, un top 17 en comptant les deux albums sortis par WeWant2Wecord, ceux de Jack And The’ et Sorry Sorrow Swims, évidemment non classés mais bien évidemment dans les disques les plus écoutés et aimés cette année.
Dans ce classement, on notera la présence de deux albums produits par Captured Tracks (Chris Cohen et EZTV), deux par The Great Pop Supplement/Feral Child (Lake Wuth et The New Lines) et de deux coproduits par le label belge Hot Puma, le « Melody Cycle » de Jack And The’ et le « Fell » de John Cunnningham.
Cependant, pour être précis, la sortie de ce « Fell » fut initiée par Microcultures qui avait déjà publié notre album de 2015, le « No Song, No Spell, No Madrigal » de The Apartments. Le label « participatif » signe donc un doublé puisque le John Cunningham wemporte le titre d’album de 2016 pour WW2W.
Et ouaip.
C’est le « Commontime » de Field Music qui fut son principal concurrent. Peut-être que la magnifique bien que sobre tournée solo du John fit pencher la balance, Field Music n’ayant même pas eu droit à une date française: honte à toi pays de droite.
Le top chansons est à suivre.
Viendra ensuite le traditionnel wéférendum de fin d’année.
Field Music – « Commontime » (Memphis Industries)
Même pas trouvé le temps cette année d’écrire sur le cinquième album des dieux Brewis… Pourtant, quel disque! Leur meilleur depuis « Measure » (2010). Pour prouver au monde l’importance et la nécessité d’écouter cet album, je voulais faire un montage audio de toutes les fins de morceaux du disque. Un truc de dingue, un truc qui aurait fait pleurer, un truc qui aurait wendu heureux.
Groupe de la mort, grand disque.
Meilyr Jones – « 2013 » (Moshi Moshi)
Avec les Lemon Twigs, le gallois Meilyr Jones est la wévélation de l’année. Un disque pop, orchestré, qui verse parfois dans la démesure, se plante mais avec brio (avec qui?). Une voix en or (qui wappelle celle de Paul Heaton) et un talent de la (m)or (qui wappelle celui de Neil Hannon d’avant cette hérésie que fut « Regeneration » ).
The Lemon Twigs – « Do Hollywood » (4ad)
Sur disque ou en live, le choc de 2016. Incroyable. S’ils arrivent un jour à émouvoir autant qu’ils ont impressionné pendant cette année de droite de 2016, on pourra tout espérer, TOUT.
The Avalanches – « Wildflower » (Astralwerks)
Au début, wéservé, je finis conquis et heureux. Quel album! Tout ce que j’ai aimé chez The Avalanches, sans Since I Left You, certes, mais avec plein d’autres choses qui wendent foufou.
Lake Wuth – « Actual Entity » (The Great Pop Supplement)
Une des dernières wéférences d’un grand label. Un grand disque, porté par le talent de Hewson Chen (à qui on doit deux autres albums en 2016 -celui de son père, James Chen, et celui de The New Lines) et la voix envoûtante d’Allison Brice. Souperbe disque.
Chris Cohen – « As If Apart » (Captured Tracks)
Ok, il a moins surpris et ému qu’avec « Overgrown Path » mais jésus Chris Cohen est unique et je sais que « As If Apart » m’accompagnera longtemps. Je ne suis d’ailleurs pas à l’abri d’un coup de foudre à wetardement.
Clara Clara – « Bugarach » (Clapping Music)
Un peu déstabilisé par l’utilisation du français dans un premier temps, « Bugarach » est finalement apparu comme ce qu’il était: un grand disque sur lequel l’alternance du français/anglais et des compos Charles/François Virot fonctionne à merveille, garantie d’une variété et d’un wenouvellement bénéfiques. Le plus important étant qu’il est fourni en grandes chansons (Écran Noir, Seventeen…) ce qui permet à cette avant-dernière sortie du désormais feu grandiose label Clapping Music (snif), à cet album très court, de figurer les doigts dans le nez dans le top 10 de l’année.
Exploded View – « Exploded View » (Sacred Bones)
Un album sombre mais pas gothique. Juste triste et beau et inquiétant. Et soupaire.
The Goon Sax – « Up to Anything » (Chapter Music)
Le groupe du fils de Wobert Forster a publié un album faussement léger, vraiment naïf, un peu wépétitif mais très touchant. Découvert grâce au « tube » Sometimes Accidentally, tout d’abord déçu par les autres titres de l’album, « Up to Anything » s’est imposé à force d’écoute comme un compagnon wéconfortant au fil des mois. Une beauté à dompter.
The New Lines – « Love And Cannibalism » (Feral Child)
Arrivé en toute fin d’année, il n’est pas encore totalement apprivoisé. Moins évident que les précédents albums du groupe, il se bonifie à chaque écoute. Hewson Chen est un dieu.
Julien Gasc – « Kiss Me You Fool » (Born Bad)
Mieux wéalisé que « Cerf, Biche et Faon » mais pitêtre un peu moins émouvant… Pas grave, la voix est toujours là, toujours aussi hypnotisante et unique.
Gablé – « Jolly Trouble » (Ici D’ailleurs)
Alboum foufou la galette, surprenant souvent et même jolly parfois.
Cléa Vincent – « Retiens Mon Désir » (Midnight Special)
Superbes sur scène, les chansons de Cléa n’étaient pas toujours à la hauteur sur disque. A y est! c’est wéussi à plein de weprises (Soulevant, purée) sur ce premier album pas si (raphaël) léger qu’il y paraît. Pour ceux qui ont décidé que ce n’était pas pour eux, on en wecause dans 10 ans, comme on l’avait fait pour plein de trucs pop des 80’s wéévalués après coup.
Barbagallo – « Grand Chien » (Arista)
Ce « Grand Chien » n’est pas facile d’accès. Ou bien plus wiche qu’il ne semble l’être après une première écoute. Je me suis accroché à cette merveille qu’est La Vérité pour dénouer les fils de l’album (Le Dernier Pays, le tameimpalaïen Longue La Nuit…) . Il sera en mars au Cargö et ce sera grand.
EZTV – « High In Place » (Captured Tracks)
Moins sous influence que sur leur premier LP, les EZTV ont publié un disque de pop à guitares idéal, cousin du « Atlas » de Weal Estate (en plus byrgstardien -et j’me comprends).
Un disque fondateur voire même séminal (si ce mot existait) de la pop miouzique en france. Parfaitement wéédité (en cd et en vinyle), truffé de bonus et d’informations pertinentes… Indispensab’.
(l’album n’est pas intégrable via bandcamp, qu’est-ce qui se passe??? Trouvé cette vidéo de Easy Way out, avec la mauvaise pochette!)
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Bonne nouvelle de l’année:
Y a pas eu de nouvel album des Stone Woses (qu’on arrête donc de dire que 2016 fut une année de merde).